Des sols rubéfiés typiques du climat méditéranéen dans le Haut-Jura, explications…

Créé par le 11 avr 2012 | Dans : Jura

Les sols fersiallitiques de type “Terra Rossa” ou “Terra fusca” sont considérés comme caractéristiques du climat méditéranéen. Ces sols sont caractérisés par le processus de rubéfaction qui leur  donne une couleur rougeâtre typique. Lorsque des sols apparentés par leur minéralogie et leur couleur aux sols fersiallitiques méditerranéens évoqués ci-dessus sont rencontrés dans des régions plus humides et plus tempérées, la question de leur origine et leur âge se pose . La rubéfaction observée est elle le résultat d’un paléoclimat « méditerranéen » ou est elle encore actuelle, si c’est le cas quel en est l’explication ? Dans le Haut-Jura, sur le plateau de Nozeroy, à proximité du village de la Perrena (altitude moyenne de 700 m) le climat actuel n’est pas celui rencontré aux abords de Marseille, cependant de tels sols sont observables sur les calcaires valanginiens mais également sur les  moraines würmiennes. Ces sols rubéfiés ont été étudiés dans le détail par Jouaffre (1991)  qui établi  que la rubéfaction observée dans ces sols est lié à des conditions particulières du pédoclimat actuel. Dans les sols étudiés, l’auteur montra que le caractère rubéfié, correspond à la présence d’hématite qui est pourtant absente  de la roche mère (calcaire valanginien et/ou moraine ). Il conclut à une origine pédogénétique de l’hématite. De plus, la simple présence de tels sols développés à partir de moraines wurmiennes suffit à montrer le caractère récent (-18000 ans) et non paléoclimatique de ces sols rubéfiés. Ces sols ne se sont donc pas développés lors de phases climatiques plus chaudes que l’actuelle comme souvent avancé (à tord) par les géologues. Notons que, contrairement aux vraies “Terra Rossa”, les sols rubéfiés du Haut-Jura présentent une rubéfaction plus importante de l’horizon de surface qui se dessèche vite au printemps puisque cet horizon A comprends de nombreuses racines permettant un bon assèchement. Les conditions nécessaires aux processus de rubéfaction que sont les  alternances de phases d’humectation et de dessiccations sont actuellement assurées également par le caractère hyperdrainant du substratum calcaire fissuré. L’interaction climat-roche-végétation compense l’absence de climat « méditerranéen »  et permet alors à la rubéfaction de se faire.

 

Source: Jouaffre, D., Bruckert, S., Williams, A., Herbillon, A. and Kubler, B., (1991). Rubéfaction postwiJrmienne en climat montagnard humide j urassien. Rôe du pedoclimat et actualité du processus. Geoderma.

 

Des sols rubéfiés typiques du climat méditéranéen dans le Haut-Jura, explications…  dans Jura loca-300x225géologie aux abords du village (calcaires valanginiens en vert et moraines en pointillé)

 

sol-rouge-issu-du-valanginien-11-199x300 hématire dans Jurasol-rouge-issu-de-moraine-w%C3%BCrmienne1-300x199 rubéfaction

Le belvédère du « Sur la Côte »: balcon sur l’anticlinal de la Haute-Chaîne des Monts-Jura

Créé par le 31 déc 2010 | Dans : Jura

Profitant d’un week end dans mon Jura natal, je suis rendu au lieu-dit « Sur la Côte » pour admirer une belle vue depuis une table d’orientation située le long de la D146.

J’ai pris des photos à la fois de la table d’orientation et du paysage, me permettant de réaliser le petit montage ci-joint.

On distingue aisément au premier plan la vallée de Bienne qui emprunte le  synclinal de Cinquétral  à coeur crétacé qui devient très étroit puisque pincé entre le « Mont Bayard » le long flanc sud de l’anticlinal de la Rixouse sur lequel se situe le belvédère.

Au deuxième plan apparait l’anticlinal de Septmoncel coupé par la « cluse du Flumen » dont on distingue le flanc sud nommé « Roche Blanche ».

Au troisième plan, on a plus de mal à distinguer l’anticlinal des Molunes; par contre au dernier plan on se détache l’anticlinal de la Haute-Chaîne des Monts-Jura sur lequel se distinguent les plus hauts sommets jurassiens. Cet anticlinal est le plus haut du Jura, juste derrière se trouve le lac léman puis les Alpes.

 

Localisation1                loca2.jpg                    photo.png

 

Un affleurement de formation de pente d’âge Pléistocène d’origine périglaciaire dans les Ardennes luxembourgeoises

Créé par le 16 août 2010 | Dans : Luxembourg

Les Ardennes, comme la plupart des zones montagneuses dans le centre de l’Europe occidentale est en grande partie couverte par des dépôts de pente périglaciaire d’âge Pléistocène appelés en anglais scientifique : Pleistocene Periglacial Slope Deposits (PPSD) (Semmel et al, 2010) souvent nommé “cover beds”. Ces formations sont composées de matériaux transportés latéralement sur les pente au cours de phases climatiques froides, principalement par des processus périglaciaires tels que la solifluxion et la cryoturbation. De plus, il est reconnu que des loess peuvent  avoir été incorporés par solimixtion dans quelques unes des couches (Semmel, 1993). Le système de classification des sols allemands distingue quatre couche:
• La couche basale (BL) se situe immédiatement au-dessus du substratum rocheux dans presque toutes les positions topographique Il est composé de débris de la roche sous-jacente et est dépourvu de loess. Son épaisseur varie dans une large plage de 20 à 100 cm.
• La couche intermédiaire (IL) est riche en loess et se retrouve uniquement dans des positions qui favorisent l’accumulation et la conservation de loess, donc son épaisseur varie de 0 à 50 cm. Cette couche se retrouve directement sur
la BL.
• La couche supérieure (UL) contient des débris de roches et de loess. Lorsqu’elle n’a pas été érodée, elle couvre la surface du sol avec une épaisseur d’environ 50 ± 20 cm dans toutes les positions topographiques.
• La couche supérieure (TL) ne couvre que de petites surfaces dans des régions plus élevées (généralement plus de 700 à 800 m d’altitude). Elle est principalement composé de débris rocheux qui se trouve sur le dessus de l’UL.

 

Nous vous présentons ici un affleurement visible au Grand-Duché de Luxembourg visible le lond de la route CR 310. L’aflleurement se situe dans l’Ardennes Luxembourgeoise (Oesling) dont le substrat rocheux est composé de schistes du Siegenien supérieur.

 

Semmel, A., 1993. Grundzuge der Bodengeographie. Teubner, Stuttgart, 133 pp.

Semmel, A. & Terhorst, B., 2010.
The concept of the Pleistocene periglacial cover beds in central Europe: A review, Quaternary International, V 222, Issues 1-2, august 2010, p 120-128.

 

loca.jpg           geol.jpg            ppsd.jpg

 

Un exemple de roche moutonnée dans les Vosges

Créé par le 26 juil 2010 | Dans : Vosges

Les traces des glaciations quaternaires que je connais bien dans le Jura sont également présentent dans le massif vosgiens. J’ai donc décidé de faire un petit tour dans les Vosges en famille et j’en ai profité pour découvrir les « roches moutonnées ». Actuellement, cette expression géomorphologique et présente et encore active dans les Alpes où les glaciers sculptent encore la roche encaissante. Dans les Vosges, les glaciers ont disparus bien sûr mais les traces de leur passage sont encore bien présentes, comme les vallées en U, les moraines, les terrasses de kames et « les roches moutonnées » (sheepback rock).

Les « roches moutonnées » sontdes affleurements rocheux d’une 10 aines à 100 aines de m2, présentant un contraste de forme. Deux parties sont observable, l’une plutôt concave , lisse ou striée ; l’autre présentant un aspect en marche d’escalier. Cette différence de forme est lié à la différence de pressions de la glace sur la roche et au circulation d’eau en résultant. Pour comprendre la genèse de ces formes reportés vous a ce lien:

http://www.unifr.ch/geoscience/geographie/ssgmfiches/glacier/2201.php

Je vous pésente ici le lieu de mes observations, il s’agit du Moyemont qui culmine  à 863 m non loin du village du Haut-du-Tôt.  Les roches présentées ici sont sculptées dans le granite. A proximité existe également quelques « blocs erratiques ».

Je précise que dans la vallée,dans le village du Syndicat se trouve un Centre de Géologie très intéressant que je vous recommande: http://www.terraegenesis.org/

locageneral.jpg         hautdutottopo.jpg

 

 

dsci0485.jpg  partie « polissage »

 

dsci0480.jpg             dsci0481.jpgpartie « d’arrachage de blocs »

 

220102rochesmoutonnees.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Le pli en champignon de la Cernaise témoigne de l’activité du glacier jurassien (Jura)

Créé par le 26 mai 2010 | Dans : Jura

Le Jura présente de nombreux sites nous présentant le stile tectonique jurassien, l’un des plus connus est celui du pli en Champignon de la Cernaise cousin du célèbre Chapeau de Gendarme.
Je vous laisse le soin de rechercher sur le web l’explication de se phénomène, quant à moi, je préfères vous parler de son témoignage vis à vis de la glaciation würmienne.

L’affleurement décrit se trouve le long de la D25 sur la route reliant Saint Claude aux Molunes peu après le belvédère de la Cernaise. Un  parking situé le long de la route permet de se garer et de lire un panneau explicatif (voir photo ci dessous) du pli mais ou malheureusement on ne mentionne pas le phénomène reltif au glaciation qui y est observable.

En effet, lorsque l’on se trouve face au pli constitué de calcaire de faciès séquanien (oxfordien supérieur actuel), après avoir garer sa voiture sur le parking présentant le panneau explicatif du pli, on constatera au fur et à mesure que l’on se rapprochera du  pli, une magnifique surface polie. On a l’impression qu’ une énorme ponceuse à ruban s’est attaquée à la paroi rocheuse. Et bien , c’est presque cela puisque cette surface polie est l’oeuvre d’une langue glaciaire qui venait se « frotter » contre le célèbre champignon. Les dépôts morainique (Gx) de ce glacier se retrouve au abords du pli, voir l’extrait de carte géologique ci-dessous.  L’action  conjuguée du frottement de la glace et des eaux de fonte lors des étés se faufillant entre le glacier et la paroi a faconné celle-ci. On remarque également que cette surface est striée, cela s’explique par l’action de blocs rocheux et autres cailloux pris dans la glace; qui au fur et à mesure que le glacier s’écoulait rayaient » la paroi ».Sur une des photos on constate encore des cailloux incrustés sur la paroi.

Voila je vous laisse son emplacement et quelques photos

 

Localisation du pli en champignon de la Cernaise                  topo2.jpg                   contexte géologique

paroi.jpgla paroi                     champignon1.jpg le pli                  

  pques2009092.jpg  panneau explicatif du parking

stries1.jpg  surface polie        stries2.jpg les stries                    stries3.jpg cailloux incrustés

 

 

 

 

 

Le synclinal perché de Saoû

Créé par le 28 mai 2009 | Dans : Diois

Si vous aimez la géologie et sa discipline sœur qu’est la géomorphologie, je vous invite à aller faire un petit tour dans la Drôme ou se situe le Synclinal perché de Saoû.

 

Le synclinal perché de Saoû d’orientation E-W, célèbre dans la région par la forêt qui tapisse sa dépression axiale, est un véritable monde clos dans lequel on ne peut pénétrer que par les deux défilés du Pas Lausens, au Nord, et du Pertuis, au Sud. Cette structure longue de 13 km pour une largeur moyenne de 3 km a l’habitude d’être appelé synclinal perché, ceci est vrai en parti. En effet l’allure générale est celle d’un synclinal symétrique  perché, cependant la structure présente une forte dissymétrie sur le flan sud au niveau du Pas de Lausans. Ici, le flanc sud redressé à la verticale ou même déversé, est affecté de replis importants, formant une succession d’anticlinaux et de synclinaux dans le secteur compris entre le village de Saoû et le Pertuis . Le synclinal se compose de calcaires blancs d’âge turonien (c3) formant les falaise des Trois becs (photo), mais également de grès calcaire du coniacien au coeur du synclinal (c4). Ces facies  reposent sur les altermances marno-calcaires cénomaniennes (c1-2). L’ensemble repose sur les marnes bleues  albiennes (n7). L’érosion des deux anticlinaux dominant le synclinal, a fait que ce synclinal est devenu le « point haut » du pli, c’est une inversion de relief et le synclinal est devenu « perché ».

 

Notons qu’il y coule une rivière, la Vèbre qui s’échappe du synclinal par le Pas de Pertuis, puis le Pas de Lausans. La faune et la flore, protégées par la barrière naturelle et aussi grâce à la situation intermédiaire entre le Vercors et le Ventoux, y sont exceptionnelles par leur diversité.

J’ai pu découvrir ce site en louant un gite tres sympas pas très cher (230 euros la semaine). Le gite est tenu par une charmante personne passionnée de rando et d’escalade ainsi que sa maman, une gentille  « grand mère. » N’oublions pas le voisin « Bidou » et sa bonne humeur qui vous feras rire avec ces histoires…

http://danysantelli.free.fr/francillon/maison.htm

 

Pour en savoir plus: http://www.geol-alp.com/diois/_lieux_diois/saou.html
Localisation de Saoû    Topographie du synclinal    Géologie autour de Saoû

Le flanc Sud      Au coeur du synclinal, vue vers l'ouest

 

Les reculées du plateau lédonien : présentation et hypothèse de formation.

Créé par le 27 juin 2008 | Dans : Jura

Le département du Jura se subdivise en plusieurs regions géomorpho-tectoniques. La première à l’ouest, constiuant le premier relief lorsqu’on vient de la bresse voisine est celle du plateau de Lons le Saunier ou plateau lédonien. Celui ci présente donc un relief tabulaire situé à environs 550 m ou aucuns écoulements de surface se produit, comme le caractérise les régions karstiques, seuls ça est la de petite dépression de dolines et de vallées sèches sont présente.

Le plateau est constitué de calcaires du jurassique moyen, plus précisément de calcaires bajocien et bathonien, reposant sur les calcaires gréseux aalénien et ls marnes toarciennes.

Cependant, à la transition avec l’unité morpho-tectonique de la Bresse, le plateau à la particularité d’être entaillé par de profonde vallées se terminant en “bout du monde” appelées reculées. On citeras la plus connues, celle de Baume ou plutot de la Seille mais également les reculées de Poligny, de la Vallière, etc…

Ces reculées ont la particularité de présenter une réseau hydrographie pérenne, à contrario du plateau. En effet, ici, l’eau s’écoule en “sortie” de l’aquifère karstique du plateau à l’interface des calcaires jurassiques et des terrains plus imperméables marneux du Lias. Souvent grottes et tufières sont également présentes.

L’origine des reculées à été maintes fois débattues, couramment on évoque l’érosion régressive du cours d’eau, mais dans ce cas l’eau n’arrive pas du haut du plateau en cascades mais de grottes dans la partie inférieure, cette hypothèse ne semble pas réaliste….quoi que…

En effet, Jean-Claude Frachon, spéléologue et géographe jurassien proposa l’hypothèse suivante, qui à mes yeux semble la plus réaliste.

L’érosion régressive liée à un cours d’eau à bien eu lieu, malgré la nature karstique du plateau . En effet, il ne faut pas oublier que au cours du quaternaire, le Jura étais soumis aux glaciations. A cet époque, le sol gelé appelé permafrost permettais l’imperméabilisation de la surface et donc l’elaboration d’un réseau de drains superficiels. Ceci se confirme par les données de terrains qui nous montre que de nombreuses vallées sèches actuellement débouchent au niveaux des reculées.

Donc , un cours d’eau superficiel circulait sur le plateau et franchissait celui-ci en cascade. Peu à peu il s’encaissa dans le plateau alors que la zone des cascades en amont subissait une erosion regressive intense, plus rapide que l’erosion des versants lateraux donnant à la vallée sont aspect de canyon. Par suite de réchauffement climatique post glaciaire, le réseau de drains superficiels disparu sous terre avec le permafrost. Il ne aujourd’hui reste que des vallées sèches témoin « fossille » de ce passé.

 

Pour en savoir plus:

http://juraspeleo.ffspeleo.fr/docu/reculees/reculees.htm

localisation.jpg cartetopo.jpg cartegeol.jpg Schema de la formation d'une reculée (d'après Frachon) reculée de Baume les Messieurs

 

Les pelouses calcaires de la réserve naturelle de Montenach (Moselle)

Créé par le 15 août 2007 | Dans : Moselle

Située au cœur du pays des 3 frontières, au sud est de Sierck les bains, la réserve naturelle de Montenach rayonne autour du village éponyme.

De nombreux ruisseaux comme le Bissenbach, le Holltenbach et l’Handgoldbach on entaillé le plateau constitué de calcaires coquillers à Ceratites et Entroques tout en s’écoulant sur le substrat marneux sous-jacent engendrant une succession de 7 collines dont les adrets s’étagent de 225 à 325 m d’altitude.

6 de ces collines font parties de la réserve naturelle : Colline du Koppenackberg, du Löschenbruchberg, du Kremberg, du Felsberg, du Evendorferberg et du Klausberg.
Le site se caractérise par ces pelouses calcaires réparties sur les bordures du plateau de calcaire coquilliers du Muschelkalk notamment à ceux d’exposition Sud. Ces versants ont subis une déforestation commencé dans les temps préhistoriques et qui se poursuivit jusqu’au moyen age, afin de bénéficier de l’ensoleillement pour cultiver vignes et vergers. Les versants nord, quant à eux sont restés boisés. Cette agriculture traditionnelle permettait cependant l’épanouissement d’une flore d’orchidées dont la disparition était annoncée lors de la mécanisation agricole des années 1950.
C’est le géologue Nicolas Theobald qui fut le premier à dénoncer l’impact de l’agriculture mécanisée sur ce site. En 1985 le site fut classé en réserve naturelle et 5 ans plus tard les habitants de Montenach soucieux du site ont créer l’Association de la Réserve des 7 Collines pour entretenir ce patrimoine naturelle et accueillir le public.

loca.jpg geol.jpg photo.jpg

« © IGN Paris 2007″.

Liens utiles:

www.montenach.reserves-naturelles.org

www.cren-loraine.com

Les PELOSOLS issus des marnes du Keuper en Moselle et au Luxembourg, incidence sur l’hydrologie.

Créé par le 19 juil 2007 | Dans : Moselle

Le département de la Moselle et le Grand Duché de Luxembourg montre des lithologies variées, mais de grandes surfaces sont couvertes par les marnes du Keuper.

Le Keuper lorrain et luxembourgeois est constitué de deux ensembles marneux salifère séparés par la dolomie moellon superposé à des grès à roseaux. La géomorphologie de ces zones marneuses est molle et ondulée, les sommet souvent couronnés par la dolomie moellon voient le développement de sols bruns calcimagnésique, tandis que les pentes sont occupées par des sols argileux ou PELOSOLS . Les vallons séparant les collines permettent le développement de sols argileux d’érosion des pentes, ils sont hydromorphes (REDOXISOLS).

Un sol est qualifié de PELOSOL si la fraction argileuse est dominante dès la surface. L’horizon Sp est caractéristiques des pélosols, il doit faire plus de 30 cm d’épaisseur et comporter plus de 45 % d’argile et n’est pas calcaire; ainsi ces sols sont imperméables, seuls les premiers centimètres de sols plus limoneux permettent un stockage d’eau lors d’événement pluvieux. Ils présentent des caractères vertiques liés aux argiles gonflante. En été de larges fissures craquellent le sols, ils devient dur comme du béton, alors qu’en hiver le sol « colle aux bottes ».

Il existe une grande saisonnalité du régime hydrique des rivières drainant ces zones marneuses. Elles sont quasi sèches en absences de pluies récentes, et peuvent se transformer en torrents lors d’orages. (voir photo).

pelosol.jpg reichlange1.jpg reichlange5.jpg

La vallée du Hérisson,un témoignage des glaciations quaternaires du Jura.

Créé par le 14 juil 2007 | Dans : Jura

Ici je voudrais vous présenter un magnifique point de vue que l’on atteinds en partant du village de Bonlieu.

Arrivé sur place vous pourrez admirer le Lac de Chambly situé dans la vallée du Hérisson, cette rivière étant réputée pour ces cascades.

Le paysage qui s’offre à nous nous montre une ancienne vallée glaciaire qui entaille le plateau de calcaire Séquanien j7 de Champagnole. Aujourd’hui les glaciers ont disparus et il reste cependant des moraines témoignant des divers stades d’ avancées et de reculs des glaciers. Des moraines subsistent justement entre les lacs de Chambly et du Val , l’une est observable sur la photo.

Souvent les matériaux de diverses granulométrie des moraines ont été remobilisés par la fonte des glaciers, les torrents éparpillants alors ces matériaux vers l’aval. Dans les cuvettes topographiques ce sont créés des lacs, les argiles déposées aux fonds de ces lacs suivant les saisons ont formés des dépôts appelés varves. Ces argiles ont colmatées le substrat calcaires du fond des lacs et permis la »survie » de ces lacs jusqu’à aujourd’hui.

 

loca1.jpg loca2.jpg geol.jpg lacduval.jpg

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